Dans le cadre de la campagne du Mois vert initiée par la Direction du Développement et de la Coopération (DDC), la commune de Bagira a procédé ce 11 mars 2026 au lancement des activités de reboisement avec la plantation de 2 800 arbres. Cette initiative vise à lutter contre l’érosion et le réchauffement climatique tout en encourageant les habitants à adopter une culture durable de protection de l’environnement.
Lors de la cérémonie sur l’esplanade communale, le bourgmestre a fixé le cap : faire du reboisement un réflexe collectif et durable, au-delà de la simple plantation d’arbres. « Mars est le mois vert ; aujourd’hui nous plantons, mais demain chaque famille doit veiller sur ses plants », a-t-il exhorté.
Il a invité les chefs d’avenue et de quartier à mettre en place des brigades de suivi, chargées du contrôle quotidien, du tuteurage et de l’arrosage, afin d’éviter que les jeunes arbres ne dépérissent après leur mise en terre.
Jean Bahati Ntango, représentant du consortium de 12 ONG (VDA-RDC), a rappelé que cette opération prolonge les plantations effectuées le 8 mars à Ibanda et Kadutu. « Bagira ne pouvait pas rester à l’écart », a-t-il insisté.
Au total, 2 800 arbres ont été plantés, notamment à la Place communale, à Nyakavogo et dans le quartier B, choisis pour stabiliser les sols et rafraîchir des points chauds urbains.
L’initiative va au-delà de la corvée ponctuelle pour promouvoir un « civisme environnemental » continu. Le mois vert repose sur quatre axes : les médias, pour documenter et sensibiliser aux bonnes pratiques ; la société civile, pour mener des actions de proximité et du porte-à-porte ; les universités, pour mesurer l’impact du reboisement sur la survie des plantes et la réduction des îlots de chaleur ; les artistes, pour traduire le message écologique dans l’espace public.
Les slogans choisis illustrent cette démarche : « Planter un arbre, c’est protéger la vie » et « Une famille, un arbre ; un enfant, un arbre ». Au-delà de l’esthétique, l’objectif est concret : réduire l’érosion, capter du carbone, créer des micro-espaces de fraîcheur et impliquer l’école comme sentinelle verte.